Projet de Collecte et de Recyclage des Déchets Electriques et Electroniques

  1. I.                  Préambule

Il suffit de se promener dans la ville de Lomé pour se rendre compte que les déchets solides représentent de véritables dangers avec lesquels vivent quotidiennement la population. Ces déchets sont entassés des les ruelles des quartiers et ceux électriques et électroniques s’accumulent chez le réparateur qui une fois dépassé, les brûle ou les enfouie. Conscient du problème, la mairie de Lomé à lancer le projet de collecte et d’enfouissement de ces déchets. Ce projet de la mairie qui est appuyé par l’Agence Française de Développement  (AFD) à travers le Projet d’Environnement Urbain de la ville de Lomé (PEUL) ne tient pas compte des déchets Electriques et Electroniques qui représentent pourtant un véritable danger surtout lorsqu’on sait qu’ils sont fabriqués avec des matières qui en cas d’incinération ou d’enfouissement peuvent libérer des substances chimiques hautement dangereuses pour tout être vivant.

C’est ainsi que face aux risques liés à la gestion de la fin de vie des appareils électroniques et des téléphones mobiles en particulier, à l’ignorance de la majeure partie des utilisateurs et réparateurs et du fait des impacts (notamment la consommation des ressources) liés à la fabrication de ces objets électroniques sur l’environnement que l’association ASDI a jugé nécessaire de mettre en place le Projet de collecte et de recyclage des déchets électriques et électroniques.

  1. I.                  Contexte et justification

 

Les progrès fulgurants de la Science ont un impact énorme sur la santé publique et l’environnement. Au fur et à mesure que le monde progresse, les déchets électroniques (rebut d’ordinateur, de téléphone mobile, de fax etc.…) ou e-déchets deviennent une réalité préoccupante. Dans ce contexte, c’est l’Afrique mal outillée au plan technologique et juridique est devenir la poubelle mondiale des e-déchets.

Les nouvelles technologies ont complètement bouleversé la marche du monde. Dans ce 21ème siècle, l’Histoire de l’humanité a pris un grand coup d’accélérateur. Les innovations technologiques se multiplient. Les machines se perfectionnent à un rythme effréné. Ordinateurs, téléviseurs, micro-ondes, téléphones portables et autres équipements électro-managers, appelés sous le vocable d’équipements électriques et électroniques (EEE), connaissent un essor sans précédent. La demande augmente de manière vertigineuse. Cependant, ce développement accéléré de la technologie réduit, du coup, la durée de vie des EEE. Dans les pays développés, ils ne sont utilisés que pendant 1 à 2 ans.

Après, ils sont réformés ou transférés dans les pays pauvres où ces déchets s’accumulent et s’amoncèlent par milliers de tonnes. Ces nouveaux déchets qui n’entrent pas dans les circuits habituels de collecte d’ordures posent de sérieux problèmes. Au-delà de la santé des récupérateurs, c’est l’environnement de manière générale qui est menacé par ces types de déchets. Les substances nuisibles libérées dans la nature peuvent contaminer la chaîne alimentaire. En effet, la contamination de l’eau et des sols a des effets dévastateurs sur le continent africain où plus de la moitié de la population dépend de l’agriculture et de la pêche. Une situation d’autant plus préoccupante que certaines substances toxiques, telles que les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, chrome) et autres sont contenues dans les composantes électriques et électroniques de ces appareils.

Dans plusieurs pays en développement, des milliers de personnes s’adonnent à la récupération des métaux contenus dans les EEE et s’exposent ainsi à des risques de contamination. « A l’heure actuelle, aucun pays africain ne dispose d’infrastructures adéquates de traitement des DEEE. La règlementation n’est pas claire. Elle ne situe pas les responsabilités des fabricants, des distributeurs et des usagers dans le cycle de vie des appareils », atteste Michel Seck, Directeur du centre régional de la convention de Bâle pour les pays d’Afrique francophone.

La plupart du temps, ce sont les enfants qui sont utilisés pour faire ce travail de recyclage au prix de leur vie. Au Sénégal 10 gamins ont perdu la vie dans l’exploitation du plomb dans une ancienne décharge à Ngagne Diaw (Thiaroye) en 2007. D’autres contaminés sont toujours sous traitement à l’hôpital de Pikine où ils subissent une cure de désintoxication. Alors que des sites à risque sont identifiés notamment à Yeumbeul, Colobane, Rebeuss et Thiaroye sur mer.

Dans un rapport, plus qu’alarmiste, d’experts basé sur des données fournies par onze pays en développement, intitulé  » Recycling – from E – Waste to Resources « , publié le lundi 22 février 2010, par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner  » souligne l’urgence de mettre en place des processus ambitieux, formels et régulés pour le ramassage et la gestion des déchets électroniques « . « Si aucune politique n’est lancée pour collecter et recycler ces équipements, de nombreux pays vont se retrouver avec des montagnes de déchets électroniques dangereux, avec des répercussions graves pour l’environnement et la santé publique« , prévient le rapport.

Les Objectifs

  1. a.     Les objectifs généraux

Ils sont d’au moins trois (3) ordres :

 

Environnemental

ü Mettre en place un système de collecte des appareils hors service et/ou des déchets de composants issus de ces appareils ;

ü Trouver des filières appropriées pour le recyclage ou la valorisation de ces déchets ;

ü Susciter une prise de conscience autour des dangers posés par un traitement inapproprié de ce type de déchets.

Economique

ü Développer un modèle économique qui permette de faire tenir dans la durée les activités de collecte et de recyclage mises en place à travers ce projet ;

ü Montrer le potentiel économique qui réside dans les activités de recyclage des déchets électroniques.

Social

ü Créer des emplois au lancement  du programme, 3000 emplois direct d’ici 2014 et des revenus qui permettent à des personnes défavorisées et sans grande qualification, de s’insérer durablement dans le monde du travail.

  1. b.    Les objectifs spécifiques

-         Collecter et traiter au moins 50% de déchet d’ici  2015 ;

-         Créer au moins trois mille emplois directs et plus de 6000 emploi indirects ;

-         Doter le Togo d’ici 2015 d’un centre de traitement des déchets non biodégradable et respectueuse de l’environnement.

 

  1. I.                  PRINCIPALES ACTIVITES

 

-         Sensibilisation des populations (ménage, collectivité, entreprise etc.)

-         Collecte des déchets à Lomé et dans la préfecture du golf et ses environs,

-         Démantèlement, tri et recyclage des déchets

-         Acheminement des déchets dangereux non réutilisable sur place vers un pays développe pour être recyclé en conformité avec la Convention de Bâle

-         Création d’une boutique de pièces détachées réutilisables

 

  1. II.               BENEFICIAIRES

Les bénéficiaires du présent projet sont les populations de la ville de Lomé et de la préfecture du golfe et ses environs

  1. III.           Résultat attendu

-         Des milliers de tonnes de déchets ont été collecté

-         La population est sensibilisée sur les dangers de ce type de déchets et contribue volontairement aux activités de collecte

-         La villes de Lomé est débarrassée de ces déchets et retrouve son éclat

-         Des milliers d’emploi sont créés résolvant ainsi le problème de chaumage qui gangrène notre pays.

-         Beaucoup de maladie les plus dangereux sont ainsi prévenus contribuant ainsi à l’essor économique du pays.

Hervé TCHAMSI

Président Exécutif de L’ASDI

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